WordPress est, d’après mon expérience, l’une des meilleures plateformes actuelles de blog et de site que j’ai pu tester depuis une dizaine d’années, à condition de bien connaître le moteur et de ne pas avoir peur de mettre les mains dans le cambouis et de soulever le capot. WordPress propose une interface intuitive, une facilité d’utilisation sans égale, des plugins et des thèmes dont la seule limite est notre imagination. En plus, son côté SEO-friendly m’a rapidement convaincu.

Mais avoir un blog ou un site sous WordPress peut s’avérer compliqué par l’augmentation du nombre d’articles, et surtout si vous avez installé des dizaines de plugins (ou centaines…). Il peut devenir si lent qu’il faudra de longues minutes pour le charger, ce qui fera fuir de nombreux visiteurs, influençant du même coup votre référencement de façon désastreuse, puisque ce critère est apprécié par les algorithmes des moteurs de recherche.

Je vous propose donc dans ici 9 solutions et astuces qui vous permettront d’améliorer sensiblement la vitesse de chargement de vos pages, réalisables en tant qu’utilisateur/rédacteur. Quelques solution de maitenance de votre WordPress. Pour ceux qui veulent travailler sur le site côté client et côté serveur, c’est ici.

Ces « trucs » sont simples à mettre en œuvre, et ont été testés avec succès par le web designer que je suis.

Avant de lire cet article, commencez par tester la vitesse de votre site ou votre blog WordPress à l’aide des deux outils gratuit ci-dessous, afin d’avoir une idée avec concrète :

Web Page Test privilégiez le test serveur Paris (si votre serveur est en France)
Google PageSpeed Insights

Ces outils vous renseigneront sur le temps de chargement de votre page d’accueil et sur le poids des fichiers chargés. L’outil de test Page Speed de Google va donner un score sur 100 et des conseils techniques pour l’augmenter.

1. Choisissez bien votre hébergeur

Généralement, lorsqu’on lance son premier blog, on opte pour un hébergement low cost (le fameux « hébergement mutualisé »). Or, si à première vue les offres peuvent paraître suffisantes, toutes ne fournissent pas critères les minimums requis, exigés par WordPress. Analysez donc bien l’ensemble des paramètres proposés par l’hébergeur et mettez-les en relation avec vos besoins.

Mais sachez qu’il est inutile de louer un serveur dédié (complexe à gérer), pour un site qui reçoit peu de trafic. Louer un serveur dédié (même un petit serveur) vous coûtera du temps en apprentissage, sauf si vous disposez de ressources humaines en interne, ou de connaissances suffisantes en administration de serveur.

Un blog modeste ou de taille moyenne peut parfaitement se contenter d’un petit hébergement mutualisé. Ce que je vous conseille d’ailleurs si vous débutez. Rien ne vous empêchera de passer au à l’offre supérieur par la suite.

Un WordPress bien configuré peut fonctionner normalement et sans lenteur sur du mutualisé, à la condition de l’optimiser.

Il en va différemment si vous projetez de faire du communautaire avec l’extension Buddypress par exemple, vous n’avez pas le choix. Là il n’est plus suffisant d’acheter un petit hébergement, vous ne pouvez pas gérer Buddypres sur un petit mutualisé. Vous n’aurez aucun souci pour l’installer, mais un afflux trop conséquent de visiteurs entraînera un dépassement de la limite de charge octroyée par votre hébergeur, qui vous sanctionnera, vous contraignant à migrer vers une offre supérieure. Si vous avez besoin d’une plateforme de blogs capable d’en supporter plusieurs, il vous faudra sortir de l’offre mutualisé et partir sur un serveur dédié d’au moins 1 Go de Ram.

Un dernier conseil : ne cliquez pas sur l’auto-installation de WordPress dans votre hébergement. Vous ne pourrez quasiment rien paramétrer. Mieux vaut encore ouvrir, un blog gratuit chez wordpress.com, cela sera plus simple, mais vous serez limité par l’offre de wordpress.com.

Le minimum requis pour le bon fonctionnement de WordPress

La configuration minimale que votre prestataire (l’hébergeur) doit fournir :

  • PHP version 5.2
  • MySQL version 5.1
  • 32 MB mémoire alloués
  • Le module mod_rewrite Apache

Vérifier la version du langage serveur requis pour WordPress : PHP 5.4 idéalement.
Le minimum actuellement requis est PHP 5.2.4 actuellement.

Renseignez-vous sur la capacité du serveur à gérer ceci : mod_rewrite Apache module. Ce module Apache permet la réécriture des adresses URL, c’est-à-dire la possibilité d’avoir une adresse URL composé de mots, généralement, les mots de votre article et le mois de la publication.

2. Préférez un thème léger

Le thème actif WordPress détermine l’apparence de votre site. Aussi choisit-on généralement celui qui nous semble le plus beau et le plus adapté au contenu de notre blog. Mais il faut savoir que les thèmes proposant un large choix de scripts pré-installés d’options, ou qui contiennent beaucoup d’images, peuvent ralentir votre site.

Choisissez donc un thème qui fournit par exemple un menu en CSS au détriment d’images qui pourraient s’avérer trop lourdes. Ou éliminez manuellement les GIF et autres JPG que vous jugerez inutiles avant d’installer le thème sur votre serveur.

A propos des thèmes, il est à noter que la place de marché la plus célèbres : Themeforest va mettre à jour les nouvelles lignes directrices pour les développeurs de thème. Les changements sont assez importants.

L’annonce officiel d’Envato :
WordPress Theme Submission Requirements on September 9th, 2013.

…et traduis en français, Themeforest : les nouvelle guidelines à venir pour septembre 2013 sur webforgr.

Bon, là on commence vraiment à optimiser concrètement

3. Réfléchissez avant d’installer un plugin

Le choix des plugins est quasiment infini. infini sans fin. On est donc naturellement tenté d’en installer tout ce qui vous semble intéressant, que la majorité d’entre nous le désactivera s’il le juge inutile. En fait, ce n’est pas le plugin en lui-même qui ralentit un site, c’est plutôt l’espace qu’il occupe. (bon après si le plugin est « mal fait », il peut ralentir tout le site, ou alourdir la base de données)

Si vous avez opté pour un hébergement de base, pour ne pas dire mutualisé, l’accumulation de plugins installés grignotera imperceptiblement l’espace qui vous est alloué, réduisant d’autant la vitesse du site, que la base de données grossit. L’idéal est dès lors d’étudier le plugin qui vous intéresse, lire des avis le concernant ou en discuter avec d’autres utilisateurs pour son utilité réelle.

Aussi, n’oubliez pas de supprimer tout plugin désactivé qui ne vous sert plus, afin d’alléger votre base de données.

Une liste de plugins pour la maintenance de WordPress ?

Des plugins pour ajouter des fonctionnalités à WordPress ?

…approuvé par mon expérience (au 07/09/2013)
La liste n’est pas exhaustive et peut être mis à jour selon retours, suggestions, et vécu. Vos commentaires sont les bienvenus !

4. Réduisez poids et taille des images

Vous avez un blog spécialisé dans la photographie ou dans les voyages ? Vous devrez alors sûrement y intégrer beaucoup d’images. Plus lourdes seront vos photos et plus votre blog sera long à charger.

Voilà pourquoi il est essentiel de les optimiser en réduisant leur poids via un logiciel de type Adobe Photoshop ou GIMP en veillant « à enregistrer sous… pour le Web », avant de les transférer (upload) sur le serveur ou de les ajouter via WordPress (Ajout Media).

Maintenant, du concret simple :

5. Allégez votre page d’accueil

Des images trop lourdes ou des articles affichés en entier sur votre page d’accueil peuvent ralentir considérablement votre blog. Plus vous mettrez d’informations, plus le temps de chargement sera élevé. En fonction de votre site, optez pour l’affichage des articles en extraits et utilisez des images légères (grâce aux outils appropriés précédemment cités ) au moins pour l’image de couverture (ou à la une).

Attention aussi à ne pas alourdir la page avec un nombre d’articles trop important. Réduisez pour cela leur nombre dans l’administration (dans Réglages > Lecture) et passez de 10 par défaut à 6 ou 4 articles affichés, pour accélérer le chargement de votre page d’accueil.

Considérons un bloc extrait d’article affiché sur la page d’accueil, cela équivaut à 1 image de couverture, du texte et des données texte comme auteurs, dates, qui sont stocké dans la base de données. Cette réduction de 10 à 6 articles peut vous faire gagner près de 10 requêtes client-serveur par articles soit 40 échanges entre le serveur, la base de donnée et le navigateur.

6. Videz régulièrement la corbeille

Pensez à vider régulièrement la corbeille WordPress : spams, commentaires effacés, articles inutiles et autres brouillons oubliés, occupent beaucoup d’espace. Puis veuillez à optimiser votre base de données…

7. Optimisez votre base de données

L’optimisation de votre base de données (BDD) est une étape obligatoire si vous voulez améliorer significativement la vitesse de votre site. Car, à chaque fois que vous effacez des commentaires ou du contenu devenu inutile, des espaces vides se créent dans la BDD. De tels espaces se forment également suite aux changements continuels opérés sur votre blog.

Pour y remédier, je vous conseille d’optimiser la base de votre blog au moins une fois par mois (par semaine selon votre activité de publication), avec par exemple le plugin très simple d’usage WP-Optimize.

Avant toute modification ou optimisation, veuillez à sauvegarder votre base de données. (Plugin de backup)

Nous allons à présent aborder des aspects plus techniques, mais je vais expliquer :

8. Compressez et combinez vos fichiers

Scripts et fichiers trop lourds risquent de ralentir votre site. Vous pouvez déjà compresser et combiner les fichiers scripts JS et feuiles de style CSS pour améliorer le temps de chargement de vos pages. Concrètement cela réduira en fait le nombre de requêtes sur votre serveur.

Les fichiers JavaScript (JS) ajoutent de l’interaction pour dynamiser le site : diaporama, boutons de partage sur les réseaux sociaux, etc. Les bibliothèques jQuery et jQuery UI (User Interface) sont utilisées par WordPress.

Attention, avant d’utiliser un outil de minification ! Veuillez prendre en compte l’ordre de chargement de vos scripts et bibliothèques de scripts (jQuery). Il y a un risque de dysfonction des plugins ou de fonctionnalités générés par les scripts, si ces derniers ne sont pas chargés dans le bon ordre.

Les feuilles de styles CSS contiennent les différentes propriétés d’affichage (couleurs, polices, structure, etc.).

Mise en garde, la compression des CSS et des JS aura pour effet de créer des fichiers quasi-illisibles dans la mesure où ils ne seront composés que d’une seule ligne. Il faut conserver la version lisible avant, en local, avec les commentaires.

Si besoin est de rendre lisibles des CSS minifiés : cet outil CSSLisible est pratique. Bon… par contre il ne va pas restaurer les commentaires, effacés par les outils de minification.

9. Gardez votre code propre

Bien que ce dernier « truc » reste difficile sans quelques notions de HTML et de PHP, il est souvent bon pour la vitesse d’un blog de contrôler régulièrement le code source et de le maintenir propre. Un code exemplaire vous sera bénéfique dans votre campagne de référencement, car un site valide W3C bénéficiera de quelques précieux points pour l’ami Google et ses confrères Bing et Yahoo!

Conclusion :

Cette liste non exhaustive peut vous aidera en tant qu’utilisateur/rédacteur à gagner quelques précieuses secondes lors du chargement des pages de votre blog WordPress. Ce qui d’une part améliorera significativement l’expérience utilisateur, mais vous sera également bénéfique d’un point de vue référencement naturel ou SEO.

Pour aller plus loin dans l’optimisation côté client et serveur, vous pouvez lire comment avoir un site rapide et performant ?

N’hésitez pas à commenter l’article si vous aussi vous souhaitez partager vos propres trucs ! Ou si vous avez besoin d’aide